MELISSA PROFESSEUR
BENEVOLE EN COURS DE FORMATION AVEC KAMELLIA
YAMINA PROFESSEUR ET CHOREGRAPHE
en compagnie de raqia hassan
TOUT SAVOIR SUR LA DANSE ORIENTALE
1) LES ACCESSOIRES
Sagat" est le mot arabe pour les cymbales qui se portent aux doigts. En Égypte, vous entendrez aussi parfois le mot "Zills",
abréviation de Zildjian Company, une manufacture de cymbales réputée. Ces disques sont faits de cuivre, d'aluminium, parfois d'or ou d'argent, et leur maîtrise est un des nombreux arts de la
danse orientale . On peut voir des jeunes filles jouant des sagattes sur des bas reliefs de pyramides vieilles de 6000 ans. Les sagattes faisaient partie intégrante des rites, en chassant les
mauvais esprits.
LE SHAMADAN D'après certaines sources, elle provindrait de Turquie et aurait été apportée en Egypte. Comme beaucoup de danses orientales, elle n'aurait été codifiée que plus tard, dans
les années 1920, dans le cabaret libanais Casino Opera.
Au Caire, Zouba el Klobatiyya est connue pour avoir été la première danseuse faire tenir un "klob" (une lanterne) lors d'une procession de mariage. La bougie fait partie du cérémonial de
la "zeffah", au cours de laquelle une future mariée se prépare avec les femmes de sa famille. Aujourd'hui, la cérémonie a beaucoup changé mais la présence d'un danseur professionel est fréquente.
La danse avec un chandelier et des bougies doit être spectaculaire et inclut des passages au sol.
LE SABRE Comme bien souvent, la danse du sabre n'est pas le propre des danses orientales. On en trouve trace dans l'histoire de la Grèce, du Moyen-Orient, de l'Inde, de la Chine, la
Corée, le Japon, l'Ecosse et l'Europe de l'Est.
La danse du sabre chez les femmes, ou "Raks al sayf", n'était pas répendue dans le Moyen-Orient. Les hommes égyptiens pratiquaient une danse appelée "el ard", entre danse et art martial
qui incluait la pratique du sabre, mais les femmes n'utilisaient pas le sabre lors de danses publiques. Cependant, les peintures et les sculptures de l'artiste Jean-Léon Gérôme (qui visita
l'Egypte au 18e siècle) montre des danseuses tenant en équilibre des sabres sur leur tête.
Cette danse est répendue en Turquie, en Inde et Pakistan et en Iran. L'utilisation du sabre par les femmes se retrouve également en Afrique du Nord. Les danseurs Bedouins du Sahara
dansent en l'honneur de leur mari. Certains peuples font également intervenir des danseuses de sabre pendant les mariages pour porter chance.
LA CANE Dans la Danse Orientale telle qu'on la connait, la danse de la canne Saidi provient de la Haute-Égypte. La danse Saidi est énergique et terrienne, souvent sur un rythme Saidi en
4/4 et un ou deux bâtons ou cannes. Le Tahtib est une danse exclusivement masculine, simulant le combat avec des bâtons. En opposition, le Raks Assaya est une danse féminine, joyeuse et peut-être
même séduisante. Il inclut souvent une petite partie de Tahtib, parodie légère de la danse d'hommes.
La canne et le bâton peuvent être utilisées aussi bien dans un style Saidi traditionnel que dans une danse plus Sharqi cabaret avec un accessoire en bambou, en bois ou métallique et
décoré. Typiquement, ces danses incluent des mouvements traditionnels sans demi-pointes, en faisant passer le bâton au-dessus de la tête et sur les côtés, le frappant au sol.
LE BALADI ARTICLE RAQ NEFERTITI
Le mot baladi vient de l'arabe et signifie "populaire" (la danse du peuple) mais aussi "mon pays" ou "du pays". Le baladi est la forme traditionnelle de la danse féminine en solo, il est
à l'origine de la danse classique orientale.
Danse traditionnelle d’Egypte, le baladi est un véritable moyen d’expression. La danseuse dit à son public : « regarde ma hanche, non plutôt mes épaules, je viens vers toi, oh non, je
recule plutôt… »
Le baladi est à l’origine une affirmation de l’identité féminine qui n’a rien à voir avec la séduction. Autrefois, cette danse orientale ne se pratiquait qu’entre femmes. Loin de servir
d’outil de séduction, elle était libératrice et même thérapeutique.
Le baladi tire ses origines de l’Égypte, de la Turquie, de la Syrie et de la Grèce. Elles sont reliées au culte des déesses de la fertilité, telle Aphrodite, en Grèce. Dans ces pays, des
rituels de danse avaient pour but d’aider les femmes à accoucher. La chute de l’Empire romain et l’influence du catholicisme et des autres religions monothéistes ont diminué les pratiques de
vénérations des divinités. La tradition du baladi a toutefois survécu sous la forme du divertissement.
La danse baladi est traditionnellement accompagnée de deux couples d'instruments : soit tabla et accordéon, soit tabla et mizmar.
Une danseuse baladi digne de ce nom a besoin de beaucoup de fantaisie et d'imagination; le baladi d'origine n'étant pas chorégraphié du début à la fin, il montre plutôt des suites
enchaînées de mouvements sous des formes différentes. En fait la danseuse baladi improvise.
Le baladi est lié à la terre, au sol, c'est pourquoi il est dansé pieds nus, à plat, rarement sur demi-pointe. Les bras ne dépassent pas le niveau de la tête, le bassin est au centre des
mouvements, c'est un style avec beaucoup de mouvements coquets et de contact avec le public.
Le saïdi, littéralement : "du Saïd", est un style de danse pratiqué dans le sud de l'Egypte. A la base, il s'agit d'une danse masculine, celle des bergers de Haute-Egypte, qui
utilisaient lors de cette danse un bâton.
En fait, ils ont développé depuis des siècles un art martial appelé "tahtib", toujours enseigné, utilisant ce lourd bâton pour protéger leurs troupeaux des brigands et des bêtes
sauvages.
Cette danse s'appelle "raqs tahtib", elle est effectuée de manière évidemment plutôt guerrière par plusieurs hommes qui se défient.
Les femmes ont repris cette danse en la parodiant, et en remplaçant le bâton par une fine canne plus légère. Elles n'ont pas conservé l'esprit guerrier de la danse, mais plutôt un côté
malicieux, avec des petits clins d'œil, des coups d'épaule coquins, bref, tout un jeu de séduction avec le public ou ceux qui les regardent danser.
Cette danse féminine s'appelle "raqs el assaya" (danse de la canne).
Le style reste un style rural, donc très ancré dans le sol, avec un centre de gravité très bas, des mouvements de hanches puissants. Une des caractéristiques est aussi une espèce de
"rebond" en marchant, alors que dans les autres styles la tête doit rester au même niveau quels que soient les mouvements.
La musique saïdi se caractérise par des mélodies lancinantes, ainsi que par l'utilisation très typique d'un instrument particulier, le mizmar, une sorte de hautbois qui produit des sons
suraigus.
Le Sharki ou Sharqi
Signifie « orientale » en arabe. Le terme « danse du ventre » n’existe pas dans cette langue. Il s’agit du type de danse le plus classique, né en Egypte dans les années 1930. C’est une
danse très gracieuse, souvent lente, qui rappelle parfois la danse classique, avec ses mouvements très amples des bras, au porté impeccable. Elle utilise beaucoup de mouvements circulaires au
niveau des hanches (grands cercles, petits cercles et cercles sur le côté). Parfois la danseuse utilise un voile. Le costume peut prendre des formes très différentes. Souvent il se compose
d’une jupe et d’un soutien-gorge ornés de sequins, de perles et de paillettes. C’est une version modernisée du Baladi.
Le Baladi
Née en Egypte il y a des milliers d’années, cette danse se pratique encore aujourd’hui. Elle se danse les pieds à plat sur le sol. Très expressive, elle privilégie les mouvements
coulants, fluides, comme des vagues. La danseuse porte souvent une longue robe qui amplifie cette impression d’ondulation. C’est une danse d’émotions, ce qui explique que les bras se placent
très près du corps : plus il y a d’émotions, plus on ferme le mouvement en resserrant les bras autour de soi, en se cachant le visage. Souvent lente au début, la danse peut prendre un peu plus
de rythme au fur et à mesure que la musique s’accélère, marquée par l’accordéon, l’orgue électrique et des percussions.
Le Saidi
Née dans le Saïd, dans le sud de l’Egypte, c’est une version féminisée du Rasq Tahtib, une danse pratiquée par des hommes. Ceux-ci dansaient avec de lourds bâtons de bergers. Les femmes
ont commencé à danser le Saidi pour parodier la version masculine. Pour ce faire, elles utilisent des bâtons plus courts et plus légers, et, à la place des airs de défi, elles optent pour des
jeux d’épaules, des clins d’œil… Cette danse est plus moderne que les autres, comme le fait comprendre la musique sur laquelle elle se pratique, et qui s’apparente plus à de la pop
baladi.
Le Khaliji
Ce style musical est né dans les Etats arabes du Golfe Persique. Il se compose beaucoup du tabl (tambour) et du luth arabe. C’est une danse qui se pratique à deux ou plus, entre femmes.
On la danse surtout lors de grandes occasions, lors de mariages par exemple.
Le Melaya Leff
Cette danse est née dans les années 1920, à Alexandrie, puis fut exportée au Caire, créant deux styles différents, mais ayant pour lien une mise en scène souvent très théâtrale. La
différence est plus vestimentaire. A Alexandrie, la danseuse porte une robe courte, des chaussures à talons et une ceinture à pompons, tandis qu’au Caire elle est plutôt vêtue d’une gelaba
blanche, d’une ceinture de couleur, et danse pieds nus. Elle se danse souvent avec un long châle. C’est une danse traditionnelle très gaie et théâtrale. Elle parodie la vie quotidienne des
femmes du port d’Alexandrie, qui charment les marins en prétextant perdre leur châle.
Le Tribal
Dans les années 1960, en Californie, Jamila Salimpour, professeur de danse orientale, et sa troupe inventent ce style qui mélange tous les styles de danses orientales (danse indienne,
danse indonésienne…), mais pas seulement, puisqu’on y trouve également des mouvements hip hop, de la danse contemporaine… Cela se danse en totale improvisation.
Pour vous permettre un bon apprentissage de la danse en improvisation, je ne travaille pas sur des chorégraphies toutes faites, c'est à vous de les réaliser et de les faire exister,à
travers une recherche personnelle avec mon soutien. Si vous recherchez la facilité et que pour vous apprendre c'est de repartir avec une musique et une chorégraphie toute faite, vous serez décu
de mon enseignement. Si, par contre, vous avez envie d'aller au dela de vos connaissances,de vous libérer et de vivre votre art a 100% je serais heureuse de vous soutenir dans votre recherche et
votre projet, faire ressortir le meilleure.